23 novembre 2020

Réactions du CDAS d'Avon concernant la conférence vidéo sur les Subsistances

A M. Vallier, Journaliste à la République de Seine et Marne


Nous avons fait une synthèse :




Vous constaterez que la situation est encore pire.

Notre analyse est simple de cette conférence vidéo un peu confidentielle, qui n'est pas une vraie réunion publique, c'est qu'elle dénote une absence de vision d'urbanisme, et que les habitants de l'agglomération de Fontainebleau et d'Avon sont totalement exclus de l'opération et des bénéfices qualitatifs que l'on aurait pu attendre de celle-ci, alors que l'agglomération souffre d'une énorme vacance de logements et n'a donc pas besoin de nouveaux habitats.
C'est triste à dire mais le maire semble jouer à "SimCity", sauf que l'on n'est pas dans un jeu virtuel, mais dans une cité royale qui mérite de ne pas être gâchée par le mercantilisme.

Le quartier à créer est totalement déconnecté de la réalité :
- de la réalité de son environnement monumental et paysager, qui aurait du être pris en compte, comme nous le proposions lors de l'enquête par des prescriptions architecturales et paysagères, alors que les présentations graphiques montrent un mépris total pour la Ville d'art et d'histoire de Fontainebleau. C'est un mauvais signe pour le dossier de classement UNESCO des abords du Château que nous ne manquerons pas de signaler à cette organisation internationale. La présentation montre une architecture banale et inadaptée au site que l'on voit partout chez n'importe quel promoteur qui n'a pas sa place ici : il n'y a vraiment aucun effort !
- de la réalité économique, comme le commissaire enquêteur l'avait souligné précédemment, il s'agit purement et simplement de faire du logement alors que le ratio emploi/habitant est mauvais : la banlieuseardisation est en marche
- de la réalité en matière de transports, qui sont saturés
: avec 1203 places, il y a  de quoi s'inquiéter pour Avon. Même le report annoncé sur la RD606 n'est pas crédible, car beaucoup d'usagers se rabattront sur la gare. Quant aux autres services publics, je n'en parle pas plus...

Et il faut le souligner il s'agit d'une première tranche d'un aménagement urbain gigantesque, dont la densité formidable fait craindre le pire sur le plan architectural paysager et avec des effets socio-économiques non mesurés. La communauté d’agglomération comme la commune sont coupables sur ce point de se borner à favoriser la spéculation immobilière, puisqu'en réalité le promoteur cherche unique à amortir le coût de l'acquisition par 110 M de travaux.

La mission régionale de l'autorité environnementale a d'ailleurs souligné qu'elle exigeait une étude sérieuse
qui tienne compte des impacts largement négatifs en matière d’environnement, notamment sur les transports, mais aussi qui soit globale sur l'ensemble des terrains militaires et non avec un saucissonnage, conformément au droit européen. C'était notre souhait et notre demande : elle a été entendue par la préfecture de région : on espère cependant que l'étude sera faite correctement.

En conclusion, le CDAS et Fontainebleau Patrimoine demandent la remise en cause du projet, que l'on reçoivent enfin leurs recommandations concrètes sur l'orientation socio-économique qui doit être viable, l'architecture qui doit être respectueuse, les paysages qui sont à protéger, et les transports que l'on doit développer avant tout accueil de population nouvelle et qu'ainsi l'on ne crée pas finalement une ville nouvelle déconnectée sans âme qui détruira l'intérêt même de notre cité. Bref, que l'on respecte le caractère de la Ville et l'avenir de ses habitants.

Le CDAS a déposé un recours gracieux samedi 14/11 contre le PLU par recommandé qui a été reçu lundi 16/11, dans les délais légaux.