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22 juin 2026

Communiqué de presse du 22 juin 2026 : PARC DES SUBSISTANCES : LA JUSTICE DONNE RAISON AU CDAS EN ANNULANT LE PERMIS DE CONSTRUIRE

Communiqué de presse du 22 juin 2026


PARC DES SUBSISTANCES : 

LA JUSTICE DONNE RAISON AU CDAS 

EN ANNULANT LE PERMIS DE CONSTRUIRE

Après plus de quatre ans de procédure, le tribunal administratif de Melun vient de donner raison au CDAS d’Avon qui avait demandé l’annulation de l’arrêté du 14 décembre 2021 par lequel le maire de Fontainebleau a accordé à la Société Civile de Construction-Vente (SCCV) Fontainebleau Subsistances un permis de construire aux fins d’aménagement d’un quartier mixte et paysager et de construction de :

-         Bâtiments développant 41 427 m2 de surface de plancher (SDP) et accueillant 511 logements (35 091 m2 de SDP dont une résidence étudiante comprenant 164 studios et des services annexes),

-         Commerces et d’un hôtel de 84 chambres incluant un bar (6 332 m2 de SDP pour l’ensemble),

-         782 places de parking sur deux niveaux de sous-sol sous les bâtiments et d’un parking silo de 384 places de 8 494 m2 (dont 81 places en compensation des places existantes supprimées, 162 places pour les commerces/bureaux/hôtel/résidence et 141 places supplémentaires pour les usagers du secteur); ainsi que l’aménagement d’un réseau viaire et des espaces publics.

Le Parc des Subsistances devait voir le jour sur un terrain de 37 148 m2 acquis par le pétitionnaire auprès de l’Etat et de la Communauté d’agglomération du Pays de Fontainebleau (CAPF) pour un montant total de 22,67 millions d’euros. Des sommes conséquentes qui confèrent à ce projet de construction une dimension financière et patrimoniale toute particulière pour l’ensemble des acteurs impliqués. Rappelons d’ailleurs que la CAPF avait dû adopter en septembre 2020 une modification du plan local d’urbanisme (PLU) intercommunal de Fontainebleau/Avon – la modification n° 10 en l’occurrence que le comité avait attaqué sans succès devant le tribunal administratif de Melun – pour permettre la réalisation de cet ensemble immobilier. Un projet que le CDAS avait dénoncé du fait de sa densité, de son impact sur l’environnement, de son esthétique sans rapport avec le bâti existant malgré une covisibilité avec le Château de Fontainebleau et de son incapacité à développer l’activité économique conformément au projet d’aménagement et de développement durables (PADD) en vigueur.

Dans son jugement du 12 juin 2026, le tribunal administratif a constaté qu’aucune mesure de régularisation n’a été produite auprès du tribunal dans le délai de neuf mois suivant la notification à la commune de Fontainebleau et à la société pétitionnaire du jugement avant dire droit du 30 mai 2025. Celui-ci avait en effet prononcé un sursis à statuer dans l’attente de la notification au tribunal d’un permis de construire de régularisation remédiant aux manquements constatés en matière d’urbanisme et de protection de l’environnement.

Les vices relevés dans le jugement avant dire droit, tirés de la méconnaissance des articles L. 425-6 et L. 423-1 du code de l’urbanisme (absence d’autorisation de défrichement et absence de consultation de l’autorité organisatrice de la mobilité), de l’incomplétude du dossier de permis de construire en ce qui concerne l’absence de mention des arbres supprimés sur le plan de masse existant et de la méconnaissance des articles UH 2 (implantation des commerces en R+1 dans les bâtiments A1 et A2), UH 8 (distances insuffisantes entre façades), UH 10 (dépassement de la bande des 120 mètres et hauteurs de rez-de-chaussée non conformes ) et UF 11 (implantation de panneaux solaires sur la façade sud du parking silo) du règlement du plan local d’urbanisme de Fontainebleau, n’ayant pas été régularisés, le tribunal administratif de Melun a annulé l’arrêté du 14 décembre 2021 du maire de Fontainebleau et la décision du 4 avril 2022 rejetant le recours gracieux formé par le CDAS d’Avon.

La Ville de Fontainebleau et la SCCV disposent désormais d’un délai deux mois pour faire éventuellement appel.

Même si ce jugement n’est pas encore définitif, il vient consacrer les efforts déployés par le comité ces dernières années contre un projet de densification massive du sud de l’agglomération bellifontaine sans évaluation réelle de ses impacts sur le cadre de vie des habitants. Ce jugement est un signal fort envoyé à toutes les associations et aux riverains puisqu’il souligne l’effectivité du contrôle juridictionnel sur les points techniques relatifs aux dossiers de permis de construire, au respect du PLU et aux autorisations environnementales, y compris pour des opérations d’ampleur comme celles du Parc des Subsistances. Il sonne également comme un avertissement pour les porteurs de projet et les collectivités qui méconnaîtraient la réglementation applicable et les PLUi en vigueur, une annulation tardive faisant peser sur eux des risques financiers et temporels majeurs compte tenu des importantes sommes en jeu.

 





06 décembre 2023

Communiqué de presse du 6 décembre 2023 : Modification n°12 du PLU de Fontainebleau-Avon : le CDAS dépose un recours contentieux

Modification n°12 du PLU de Fontainebleau-Avon :

le CDAS dépose un recours contentieux

Communiqué de presse du 6 décembre 2023

Le CDAS d’Avon, association de défense de l'environnement et du patrimoine avonno-bellifontains, a déposé un recours devant la Cour administrative d’appel de Paris (CAA)[1] contre la délibération n° 2023-148 du 28 septembre 2023 de la Communauté d’agglomération du Pays de Fontainebleau (CAPF) qui a approuvé la modification n° 12 du plan local d’urbanisme (PLU) de Fontainebleau-Avon.

La délibération attaquée avait notamment pour objectif d’adapter le PLU afin de permettre :

·         L’installation de deux résidences étudiantes à Fontainebleau (la première en lisière d’Avon, rue du Rocher, en lieu et place de l’ancienne maison forestière d’Avon, et la seconde rue du Docteur Clément Matry à proximité immédiate de la Chapelle de la Sainte-Famille),
·         La réalisation de nouveaux équipements sportifs sur le secteur du stade Philippe MAHUT (secteur Nba notamment pour répondre aux ambitions « terre de jeux 2024 »).

 

Le CDAS considère que cette modification porte atteinte à la protection des paysages et du cadre de vie par une densification anormale, tant au sud d’Avon qu'à proximité de la Chapelle de l'Hôpital, tout en sous-estimant gravement les impacts sur les services publics et les transports dont la saturation est pourtant patente. L'esthétique inadaptée des opérations préexistantes et des projets dévoilés ne peut que constituer un désastre pour la renommée de l'agglomération.

 

Force est de constater que la CAPF favorise les seuls intérêts particuliers des promoteurs (dont sa filiale la SEM du Pays de Fontainebleau) sans tenir compte de l'intérêt général et de l'opposition de nombreux habitants, des associations et de la Ville d'Avon.

 

Concernant le projet de résidence étudiante rue du Rocher, le maire de Fontainebleau reconnaissait dans la République de Seine-et-Marne du 10 juillet 2023 : « Le projet a toutes les chances de déboucher sur des contentieux, alors nous avons tout intérêt à envisager des alternatives ». Un permis (retiré depuis) était pourtant délivré le 27 juillet 2023 ! Le commissaire enquêteur a lui-même relevé dans ses conclusions du 3 août 2023 « la tension conflictuelle ressentie au cours des permanences » concernant le projet de résidence étudiante rue du Rocher et le profond sentiment des riverains de ne pas être écoutés. Il a alerté l’autorité sur les conséquences qu’aurait un tel projet et a émis une réserve non levée qui s'est donc transformée en avis défavorable.

Le CDAS était prêt à discuter de ces alternatives et avait saisi dans ce sens la Commission de conciliation en matière d’élaboration des documents d’urbanisme le 13 septembre 2023 auprès de la préfecture. Alors qu’il en avait été dès le début personnellement informé par le Président du CDAS, le président de la CAPF a refusé d'en tenir compte en inscrivant l’approbation de la modification n° 12 du PLU à l'ordre du jour du Conseil communautaire du 28 septembre 2023. Le 25 septembre 2023, le Président du CDAS d’Avon a porté à la connaissance des conseillers communautaires plusieurs éléments justifiant le retrait de l’ordre du jour ou à défaut un vote défavorable. Sans succès malheureusement.

Dès lors, compte tenu du passage en force de la CAPF et du mépris affiché pour les habitants des deux communes, le CDAS d’Avon n’avait plus d’autre choix que de déposer un recours pour contester l’adoption de cette modification du PLU. Le CDAS d’Avon regrette profondément cette situation, conséquence du jusqu’au boutisme du président de la CAPF et de la Ville de Fontainebleau dans cette affaire.

C’est désormais à la Cour administrative d’appel de Paris de se prononcer sur ce recours.

Le CDAS invite les lecteurs à soutenir son action pour la sauvegarde de la qualité de notre ville : http://avon-cdas.blogspot.com/p/faire-un-don.html


[1]              Du fait d'une loi d'exception, la CAA est compétente en premier et dernier ressort concernant les recours qui touchent de près ou de loin à l'organisation des Jeux Olympiques.